Aujourd'hui, je parle d'un événement que tout le monde a déjà vécu, ou ne va pas tarder à vivre : Le premier cours de philosophie. Ce sujet n'entre dans aucune catégorie, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut le mettre de côté.
Le cours de philo commence à peu près comme tous les cours. Oui, à peu près. On a tous peur de ce qui va se passer ensuite, on est déjà bien en train de stresser à peine à sa place, on regarde autour de nous, on attend l'appel. Jusque là, tout va à peu près bien. Inutile de dire que l'appel dure deux heures... Ce n'est qu'un détail! Et après ça, le cours commence réellement...
Première étape, distribution du programme de T ES. On regarde la feuille vite fait. Mais quand on regarde bien dans les détails, on aurait plutôt envie de déguerpir de cette façon:
"Prenez des notes surtout! - Euh, Monsieur, pourquoi noter ce qui est déjà écrit sur la feuille?" Eeeh oui, les notes. Un autre point primordial, dont il ne faut pas négliger la méthodologie. Et qui dit méthodo, dit autre fiche explicative sur la façon de bien prendre ses notes. Ce qu'on note dans ce genre de cours, c'est surtout les phrases cultes. Celle là, c'est cadeau :
"On n'écoute pas avec les oreilles, ça sert à rien. On écoute avec sa main."
Après l'épisode de la présentation du programme, le début du vrai cours, avec la distribution d'un texte. Karl Jaspers, introduction à la philosophie. Jusque là, ça va. Première lecture du texte.
"On va pas se mentir, lire que des textes de philosophes, c'est d'un chiant! Mais on va en faire. Pas que ça, bien sûr. Mais on va quand même en faire." Si déjà le prof dit ça, on va vite se sentir comme.. :
"Bon, je vous donnerai votre première dissertation d'ici peu, alors pour le moment, faites moi les questions du texte pour lundi!"
"Et vous voyez, vous êtes tous nés à un moment donné. Vous naissez, vous avez grandi dans votre environnement. Mais est-ce l'Histoire qui fait l'Homme, ou l'Homme qui fait l'Histoire?"
On passe vite à autre chose. Et puis non, on revient une énième fois sur notre naissance.
"En attendant, d'ici la fin de l'année, vous serez de vrais philosophes!" Cette phrase peut faire plaisir à n'importe qui. Sauf lorsqu'elle est suivie d'un : "Enfin non... Mais vous en saurez assez pour passer le bac quoi!"
En attendant, je vais aller réfléchir au pourquoi du comment du parce que et aller reposer mes neurones qui en ont fortement besoin.... Mais dites vous que finalement:
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